Ô mois de mai

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je trouve le mois de mai très inspirant.

Il y a les rayons plus perçants et plus hauts du soleil qui semble non seulement plus présent mais plus clair et lumineux. Cette lumière me réveille littéralement du coma de l’hiver, je me sens secouée comme une plante poussiéreuse. Comme si chaque année j’oubliais l’effet de l’hiver et que je m’attribuais tout le mérite de ma déprime et de mon inaction!

Bien sûr, il y a la nature qui s’éveille elle aussi, les oiseaux qui font mille allers et retours, qui piaillent tellement fort comme pour dire « Hey! Le soleil est là , y a plus de neige! Sortez de chez vous! ». Il y a les enfants aussi qui sont ravigotés. Les plus grands font du bruit joyeux dans la cour d’école, reviennent à la maison avec quatre-vingt dix idées à faire (et autant d’objets laissés un peu partout derrière leurs changements de directions). Les plus jeunes ont une voix plus aiguëe et nomment tout ce qu’ils voient comme si s’en était le seul, unique et extraordinaire exemplaire!! Ils courent dans tous les sens sur ce territoire agrandi par la fonte des buttes de neige.

Personnellement, ce tourbillon suffit à mettre beaucoup de gaieté dans mon cœur et me donne l’énergie de passer l’éponge sur les traces de souliers dans la maison et de fermer les yeux sur les traîneries causées par les projets des enfants.

Ha! Et puis… je me permets moi aussi quelques dégâts et écarts en faisant mes semis à l’intérieur, créant la vie comme je me dis à l’intérieur de moi-même, pour me faire croire que j’ai ce pouvoir, cette extraordinaire capacité de donner la vie! … Mais oui! En fait, je l’ai cette extraordinaire capacité! Je suis mère! Ce n’est pas rien, j’ai créé, j’ai enfanté!

Ô mois de mai, mois de la maternité! Comme tu nous fais du bien!
Donne nous la capacité d’émerveillement devant la magie de la vie.
Ô rayon de mai, mets des étincelles dans les yeux de tous les adultes aigris et asséchés par l’hiver et les responsabilités.
Apporte dans leurs oreilles la mélodie printanière des voix d’enfants surchargés de découvertes, de créativité, de joie, de liberté et d’intentions.
Éveille la douceur et la compassion, montre-nous la fragilité du début, du commencement de chaque être, de chaque chose.
Fête la maternité dans chaque être, dans chaque chose. Partout où tu regardes, il y a une mère. Il y a ta mère et son enfant.
Sors tes craies, ton vélo.
Prends tes cordes à danser, tes patins à roulettes.
Mets tes lunettes de soleil, tes souliers de sport.
Sors!

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