Mes interventions modérées Partie 2

Plus il y a d’enfants, plus il y a d’occasions d’apprendre à interagir et à considérer ses besoins et ceux des autres. Or, au parc, les occasions ne manquent pas!!

J’ai déjà dit que je leur permets de faire presque tout ce dont ils sont capables dans la partie 1.

Il y a le critère de sécurité, et le critère social pour encadrer ce qui est autorisé.

Je vous parlerai de ma façon de leur inculquer le respect de soi et de l’autre à travers la communication et la tolérance.

Attendre son tour

Une règle sociale simple pour les adultes (quoi que…) mais qu’il faut prendre le temps d’acquérir!

Nous savons très bien qu’il peut y avoir contingence à l’embouchure de l’escalier de la grande glissoire!

Quelle merveilleuse occasion! Le temps que j’utilise pour observer les interactions est un temps qui sert aussi aux enfants pour vivre les petites frustrations qui peuvent se pointer à chaque étape du jeu. Ainsi, ayant eu la chance de se faire bloquer le passage, de se faire pousser, de manquer son tour, etc., les enfants sont plus ouverts aux solutions qui leur permettent d’éviter ces désagréments autant à eux-mêmes qu’aux autres.

Le sens du parcours

Quand les enfants s’amusent à traverser le parc et ses modules en faisant un parcours moteur, ils s’exercent aussi socialement.

En plus d’attendre leur tour et de laisser de l’espace aux autres, ils développent de la tolérance, de l’empathie et du respect face au niveau de développement des autres enfants présents. La vitesse n’est pas la même pour tout le monde, les habiletés non plus, sans compter le niveau de tolérance au risque.

En leur laissant le temps de voir ce qui se passe avec le petit copain qui est bloqué dans le module, je découvre souvent un enfant qui se reconnaît dans une situation qui lui fait peur et qui, par compassion, va aider ou conseiller un autre enfant avant de reprendre son parcours.

Communiquer entre eux:

À l’occasion, je les laissent interagir sans intervenir. Il y a souvent entre eux, la cause et l’effet. En les laissant creuser le problème, tourner autour du sujet ou même l’éviter en boudant, je les laisse apprivoiser l’émotion que ça leur fait vivre en même temps qu’ils font face à la réaction de l’autre.

Il est certainement plus rapide de leur dicter tout de suite comment dire ce qu’ils veulent et comment régler le problème, mais il y a deux pièges: celui de poser le mauvais « diagnostique » en ciblant ce que nous avons vu plutôt que ce qui est réellement vécu et celui d’amplifier le malaise au prochain conflit parce qu’une certaine paresse s’installe par une attitude d’attente que la solution arrive de l’extérieur.

Sans laisser de petites mésententes devenir de gros problèmes, je reste un peu à les observer.

Je leur laisse même le temps de s’éloigner pour les voir revenir avec une petite dose de sagesse supplémentaire.

Souvent, ils ont l’instinct de la dynamique relationnelle. Il ne me reste plus qu’à fournir de multiples exemples d’autogestion, de communication, de résolution et même d’acceptation dans le quotidien et le tour est joué. Ils mettront en application petit à petit les modèles qu’ils auront absorbés.

À nous de leur démontrer notre confiance

Ainsi, qu’ils jouent ensemble ou en parallèle, les enfants bénéficient grandement de notre confiance et du temps qu’on peut leur accorder pour vivre leurs expériences de façon soutenue mais pas trop dirigée. Leur développement affectif et relationnel en dépend en partie.

Dans la Partie 3, je vous ferez part des réactions des enfants face à mon style d’intervention et le cheminement qu’ils font grâce à celui-ci.

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