Mes interventions modérées au parc Partie 1

Mes interventions modérées dans les jeux extérieurs et au parc.

Il y a beaucoup de jeux de grande motricité l’été! Les enfants se poussent toujours plus loin, surtout dans un groupe multi âges!

Mon style d’intervention est un amalgame de l’approche Pikler Loczy, Maria Montessori et… Geneviève Ethier 😉 . L’important pour moi, c’est la confiance en moi et en eux, comme je le mentionne dans la motricité libre et autres confiances et le Projet Réduire.

Je leur permets de faire tout ce qu’ils sont capables de faire, ou presque. Ce qui guide mes décisions sur les limites : Je dois être capable d’assurer leur sécurité et ils doivent considérer les autres, j’en parlerai dans la partie 2.

Je suis là pour les sécuriser, les soutenir dans la démarche et les comprendre.

Je reste tout près et leur fais confiance.

Je confirme leurs émotions, je questionne leurs pensées et leurs désirs et j’expose une attitude calme et confiante.

Des fois, ils me trouvent plate.

Cocotte qui veut se balancer:

-Vas-y!

-Mais, peux-tu m’embarquer?

-Fais ce que tu es capable.

Petit Pois qui voit un grand dans le module:

-Moi aussi je veux aller en haut!

-Essaies!

Cocotte qui a réussi à monter:

-Je ne suis pas capable de descendre!!

-Essaie de te souvenir où tu as mis tes pieds pour monter, je vais rester avec toi.

Petit Pois qui courait:

-Aaaaahhhhh😭😭😩

-Tu es tombé. (Un câlin)Tu as eu peur? As-tu mal? Montre-moi où tu as mal. Ha oui, un genou sur le ciment, ça fait vraiment mal. As-tu besoin de quelque chose? Est-ce que ça va mieux? Tu seras prudent?

Mais de plus en plus, ils voient le bon côté de mon attitude.

Ils sont plus conscients de leurs vraies forces et de leurs limites.

Ils se sentent plus forts et sont fiers de leurs exploits!

Ils gèrent leurs émotions en les vivant jusqu’au bout sans les éviter ou essayer de les taire, en écoutant leurs messages. Ainsi, elle passent plus rapidement, ne polluent pas leur humeur et leurs besoins sont comblés.

La peur les renseignent sur leurs limites et le besoin de rester en sécurité.

La douleur est plutôt une sensation physique, mais elle les renseigne sur une zone fragilisée et leur fait prendre conscience de la relation de cause à effet, en plus de les ramener à la conscience de soi.

L’excitation les renseigne sur leurs intérêts et leur capacité à attendre. Etc.

Alors maintenant, ils me demandent:

-Est-ce -ce que je peux essayer de faire ça? Comment on fait? Peux-tu me donner un truc?

Ou ils me disent qu’ils ont peur ou qu’ils doutent de la faisabilité du projet.

Les réactions aux petits bobos aussi sont moins intenses. Ils regardent s’il y a une blessure, puis repartent plus prudemment.

Je trouve ça tellement magnifique de voir cette évolution.

De voir des petits bouts de personnes prendre conscience d’eux et de leur environnement avec réalisme.

Ne manquez la deuxième partie, je vous parlerai de ma façon de leur inculquer le respect de soi et de l’autre à travers la communication et la tolérance.

1 réflexion sur « Mes interventions modérées au parc Partie 1 »

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