Je suis nomade

Je pèlerine dans la vie terrestre.

Je n’ai pas vraiment de base.

Je me suis intégrée et adaptée à la vie des gens que j’ai croisés et accompagnés. J’ai fait et refait mon chez-moi de place en place en croyant à chaque fois pouvoir m’y stabiliser. Mais il y a toujours eu un terme. Je n’y étais que de passage pour apporter un peu de moi et prendre un peu de ce que j’avais à apprendre .

Je découvre que mon chez-moi est à l’intérieur de moi.

Je l’apporte où je vais, je l’améliore, je l’adapte. Je ferme les yeux et j’apprends à lui faire de la place, à m’y sentir assez bien pour en faire ma base malgré les changements, à l’ouvrir assez grand pour y accueillir les passants qui en ont besoin. Le rendre chaleureux et stable pour qu’on s’y sente en confiance. Cet intérieur devient mon pied à terre.

Je développe une force, qui contient peut-être une vocation, car je me sens vivante quand je peux apaiser un peu ou alléger certaines choses dans la vie des gens sur mon chemin. Je suis de passage pour donner une pause, tendre la main, souffler un petite phrase inspirante ou offrir un moment qui favorisera la reprise de l’avancement au moment opportun. Je m’oublie pour ne pas ajouter de contraintes ni faire dévier l’attention sur de faux objectifs. Le défi est de réussir à oublier les besoins de l’ego sans laisser de côté ceux de l’âme.

Mon prochain est une leçon.

J’apprivoise aisément les nouvelles personnes que je rencontre, je les observe pour récolter les informations qui me permettent de m’adapter et de me fondre à leurs besoins.

Tous ne sont pas prêts à recevoir l’entièreté de mon bagage. Je sélectionne de mieux en mieux, quoique parfois maladroitement, ce que j’ai à offrir. De façon bien innocente, j’accompagne des gens pour un bout de temps et lorsque l’association n’est plus nécessaire, je plie bagage et fais mon bout de chemin.

J’en ressors parfois épuisée, parfois ressourcée, mais toujours grandie. Grâce à ma capacité d’analyse, je prends conscience de ce qui m’a touché, de la part d’ego qui me reste à évacuer.

Je continue ma route.

Vers vous, vers eux, à contre-sens ou sur l’accotement, peu importe. Je sais que je me retrouverai au bon endroit, avec ma petite roulotte intérieure, à lever mon verre à notre bonheur à tous.

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