J’aimerais me réincarner en plant de fraises

Moi, je trippe vraiment sur les stolons!!

C’est ridicule hein!?!

Ça semble banal, des stolons.

Mais, reconnaissons que juste le mot, déjà, c’est pas banal: STOLON, STO-LON…

🤪😂

Je dirais pas que c’est inspirant, mais y a quelque chose quand même!

Il a une personnalité ce mot là!

Il s’assume! Il utilise 2x le O dans deux circonstances différentes et ce juste après des lettres à forts caractères. Oui, le T, il est fort lui! Pas pour rien qu’on dit: « mettre les barres sur les T »! Et le L, pas moyen de passer inaperçu, on l’oublie pas lui!

Il commence avec une syllabe qui frappe et lance sa terminaison en douceur avec une syllabe qu’on peut étirer à notre guise. Tel un Spiderman du vocabulaire.

Il est bien choisi pour le jeu de mots, stolon. On pourrait facilement dire c’trop long. Et on aurait raison! Il étend son bras loin, loin, loin, de tout son long pour atteindre les endroits inaccessibles. Et il a du front dans ses ambitions!!! L’allée du jardin, l’arbre centenaire, les fins espaces entre les pavés, rien ne l’arrête.

Et puis la vraie raison, le but de son existence est noble.

Il est là pour la survie, non seulement, de la plante-mère, ni de son espèce, mais pour plusieurs espèces. Il exécute le travail. Une plante couvre-sol n’est pas très couvrante quand elle est seule, elle doit être en gang. Et c’est là le travail du stolon. Imaginez, il organise un party, et il crée lui-même les invités!!

Mon amour pour les stolons (avouez qu’à la longue, le mot devient un peu bizarre hein😆) m’est venu de l’observation de mon jardin. Quand il se met à faire très chaud au mois de juillet et que les plants de fraises se mettent en mode panique, ils lancent des milliers de bras partout (vous le voyez le Spiderman là, n’est-ce pas) pour protéger le sol de cette chaleur et empêcher l’humidité rare et vitale de s’en évaporer, ils se multiplient à une vitesse fulgurante pendant que les autres plants soit s’apitoient sur leur flétritude (🥀😉), ou encore combattent le feu par le feu en devenant si piquants, amers et rêches que plus aucun individu faunique (pas même nous, les grands humains durs à cuir avec plus d’un tour dans leur sac) ne s’y intéresse.

Moi, je regarde ça, et je suis ébahie à tout coup! Oui, ça m’émerveille! Je sais que ça va se passer, mais je suis surprise de constater la récidive magique de dame nature.

Et je suis tentée par le bio mimétisme.

J’ai envie de servir les autres en faisant d’abord ce qui est naturel pour moi et ma survie. D’une pierre deux coups, d’un stolon trois plantes, d’un partage quatre heureux.

Si j’étais une plante, c’est clair, je voudrais des stolons!!!

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